Les migrants fuient plus les catastrophes naturelles que les conflits

  • Publié le: vendredi 20 mai 2016

Un rapport sur les migrations internes a été dévoilé la semaine dernière. Il fait état du nombre de personnes déplacées à cause des catastrophes naturelles : ce nombre de migrants climatiques est deux fois plus élevé que le nombre de personnes qui fuient les conflits armés.

Le chiffre va faire réfléchir les climato-sceptiques : en 2015, 19,2 millions de personnes ont dû être déplacées ou fuir à cause des catastrophes naturelles qui menaçaient leur lieux d’habitation. Un chiffre encore plus énorme quand on le met en balance avec celui des déplacés pour cause de conflits : 8,6 millions de personnes. C’est l’Observatoire des Situations de Déplacement Interne qui a dévoilé ces estimations. En effet, à cause de la grande échelle du phénomène et de l’absence de chiffres officiels dans certaines régions du monde, il est difficile d’établir des chiffres exacts.

Dans son rapport, l’Observatoire pointe du doigt les zones les plus à risques. Ces zones ne changent pas, et c’est toujours l’Asie qui est la plus touchée par les catastrophes naturelles de grande envergure. L’année 2015 a ainsi vu plusieurs catastrophes de très grande envergure jeter des millions de personnes sur les routes. Les typhons en Chine en fait migrer 2,2 millions d’habitants. Les séismes au Népal ont fait fuir 2,6 millions de personnes. Et surtout, les pluies torrentielles en Inde ont ravagé les habitations de près de 3 millions d’individus.

La répétition des catastrophes climatiques sur de même zones devient un problème, non seulement pour les populations qui ne sont plus en sécurité, mais aussi pour la faune et la flore. Les environnements sont fragilisés par de multiples catastrophes et risquent de ne plus être habitables dans les années à venir.

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