Le commerce vampirise les ressources mondiales

  • Publié le: lundi 19 octobre 2015

L’expansion du commerce international ces dernières années a entraîné un surcroît d’exploitation des ressources de notre planète. Afin de connaître précisément l’ampleur de cette exploitation, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement a lancé une étude dont les résultats ont été dévoilés la semaine dernière. Le constat est accablant : le commerce mondial pèse à lui seul pour 40% de l’extraction et l’utilisation des ressources mondiales.

En l’espace de trente ans, le volume du commerce mondial a été multiplié par deux. En conséquence, le commerce mobilise plus de ressources à commencer par les matières premières et l’énergie. Pour le PNUE, le danger vient du fait que cette exploitation est déséquilibrée : elle profite majoritairement aux pays riches, alors que ce sont les ressources des pays émergeants ou en voie de développement qui sont ainsi pillées. D’un point de vue environnemental, cela signifie que les ressources de ces pays se vident, et que les éventuelles conséquences sur la faune et la flore locale ne sont pas prises en compte : déforestation, destruction des habitats naturels pour l’homme et l’animal, accumulation des déchets… Avec son rapport, le PNUE espère attirer l’attention des dirigeants et les amener à adopter des politiques efficaces pour lutter contre la surexploitation des ressources.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Coin RSE

  • The North Face mise sur le recyclage

    Après avoir été l’une des premières grandes marques à s’intéresser à la collecte de vêtements à recycler, The North Face devient la première marque à proposer d’acheter des vêtements réparés dans ses magasins. Quelques mois après avoir été pointée du doigt

le Coin ESS

  • La finance solidaire doit sortir de sa niche

    Alors que le système actuel des marchés financiers fait défaut aux gens, à la planète et aux investisseurs , il est temps que la finance à impact social se généralise.  Au cours des dix années qui se sont écoulées, l’investissement