COP 21 : que faut-il retenir de l’accord de Paris ?

  • Publié le: mardi 15 décembre 2015

Il a fallu presque deux semaines de négociations, et la veille encore, rien n’était sûr. Pourtant, samedi dernier, Laurent Fabius a bel et bien scellé l’avenir écologique de la planète d’un coup de maillet vert. Les 195 pays représentés ont réussi, sur le fil, à tomber d’accord sur un texte commun, mettant ainsi un point final au premier accord universel de lutte contre le réchauffement climatique. Un texte qui manque parfois de clarté, mais qui est salué par tous, y compris par les ONG, comme un grand pas en avant en matière d’engagement mondial pour l’environnement.

Parmi les points essentiels, c’est bien sûr l’objectif de limitation du réchauffement qui a cristallisé le plus de tensions. Car si le but était au départ de statuer en faveur d’un réchauffement de 2°C maximum, le président Hollande avait fait part avant les négociations de son souhait de voir passer l’objectif sous la barre des 2°C. Un vœu également défendu avec force par de petits états très exposés aux risques climatiques. En statuant en faveur d’un réchauffement limité en-dessous de 2°C, et si possible à 1,5°C, les pays ont donc lancé un signal fort.

L’accord revient aussi sur la responsabilité des pays développés d’aider financièrement les pays en développement à faire face aux défis de l’adaptation climatique. C’était là encore un point de tension qui a opposé les pays riches du nord aux pays du sud en développement. Ces derniers demandent plus de souplesse et d’aides afin d’assurer leur essor industriel. Ils réclamaient aussi un engagement financier conséquent aux pays développés, au titre de leur participation lourde en terme de pollution. Les pays développés ont consenti un geste en acceptant de revoir le montant du fond vert, un budget commun pour solder leur dette climatique et accompagner les pays en voie de développement. Enfin, l’accord de Paris prévoit que les objectifs des pays pourront être révisés tous les cinq ans afin de mieux faire face aux enjeux environnementaux.

Maintenant que le texte a été établi par consensus, le travail va pouvoir commencer puisque les pays vont devoir le ratifier, puis entreprendre les réformes nécessaires pour tenir leurs engagements. Nouvelle législation verte, réformes économiques et politiques… autant de chantiers qui s’annoncent difficiles pour les dirigeants. L’accord entrera en vigueur dès 2020 pour prendre le relais du protocole de Kyoto.

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