L’obsolescence programmée : un enjeu écologique et économique

  • Publié le: mercredi 12 juillet 2017

Depuis quelques années, l’obsolescence programmée n’est plus seulement un sujet pour les associations de consommateurs : c’est aussi devenu le cheval de bataille des défenseurs de l’environnement. Car si la fin de vie des appareils est un problème pour les consommateurs, elle entraîne aussi des problématiques en matière de recyclage. Les filières tardent toujours à se mettre en place. Pourtant le recyclage des appareils électroniques représente une véritable opportunité pour l’environnement et pour l’économie.

Faire rimer écologie et économie, c’est possible à condition de mieux sensibiliser les consommateurs. Le 3 juillet dernier, un nouveau rapport du Parlement Européen a fait le point sur la réparation et le réemploi des produits usagers, un secteur sur lequel les européens sont globalement à la traîne. Le problème est en partie dû à l’obsolescence programmée qui touche un grand nombre de biens de consommation, et notamment les produits électroniques. Ces articles pourraient être réparés ou recyclés, mais les filières de traitement sont encore peu répandues et les produits traités sont trop peu nombreux. De quoi entraîner un vrai casse-tête environnemental à cause des déchets qui s’amoncellent.

Mais le rapport pointe surtout du doigt une opportunité économique. Le traitement de ces déchets par une filière spécialisée pourrait créer plus de 200 000 emplois. A l’heure actuelle, seul le tiers des déchets électroniques est effectivement recyclé. Pour développer une filière, il faudrait à la fois disposer de points de collecte et de recyclage, ainsi que d’ateliers de réparation. Afin de motiver les industriels, le Parlement Européen compte bientôt légiférer contre l’obsolescence programmée.

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