Vers une limitation des salaires des patrons ?

  • Publié le: vendredi 6 mai 2016

Alors qu’en France la question du salaire de Carlos Ghosn cristallise de nombreuses tensions, le fond souverain norvégien vient d’annoncer, lundi dernier, sa volonté de s’engager pour mieux encadrer la rémunération des patrons.

Le fond souverain norvégien est le plus grand fond souverain au monde. Avec 750 milliards d’euros à son actif, il est présent dans le capital de pas moins de 9 000 entreprises dans le monde (dont le groupe Renault). Si le fond est engagé depuis de nombreuses années en faveur des questions environnementales, ses engagements en matière de RSE sont davantage flous. Afin de dissiper toute ambiguïté, il vient donc d’annoncer sa volonté de communiquer sur sa position en matière de salaires des patrons. Car en tant qu’actionnaire, le fond souverain norvégien a la possibilité de valider ou non les salaires prévus pour les dirigeants. Un pouvoir qui est plus que jamais scruté par les médias et le public.

En effet, depuis que la crise économique a frappé de plein fouet l’économie mondiale, la question de la rémunération des patrons est devenue sensible. Les chiffres affichés sont d’ailleurs vertigineux : en avril dernier, les actionnaires de BP ont voté contre l’augmentation de salaire de leur PDG qui a dû se contenter de 16,4 millions de dollars contre les 19,6 millions prévus au départ. Dans le même temps, les assemblées générales d’actionnaires sont de plus en plus nombreux à se préoccuper de ces rémunérations très élevées.

Avec cette prise de position du fond souverain norvégien, il faut donc s’attendre dans les prochains mois à ce que d’autres rémunérations de grands patrons soient remises en question. Mais plus que les sommes elles-mêmes, c’est le système de calcul de la rémunération qui semble être remis en cause.

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