Chief Happiness Officer : le nouveau joker des RH

  • Publié le: jeudi 2 mars 2017

Chief Happiness Officer (CHO), c’est le nom qu’on donne à une profession qui émerge à peine en France mais qui existe déjà depuis plusieurs années aux Etats-Unis. Au sein de l’entreprise, le CHO est chargé du bien-être des salariés. Loin de l’idée loufoque, ce nouveau métier répond aux attentes des salariés… ainsi qu’aux besoins des entreprises.

Le CHO pourrait facilement se confondre avec un Gentil Organisateur, mais loin de l’image de fêtard à laquelle on pense spontanément, le CHO tient en fait beaucoup plus du DRH. Dans les entreprises françaises, on compte encore peu de postes de CHO car ce nouveau métier est encore mal connu, et son potentiel reste mésestimé. Né aux Etats-Unis, le poste de CHO vise à améliorer la qualité de vie dans l’entreprise grâce à une personne chargée de mettre en place des animations, des projets de groupe et de soumettre des idées d’amélioration des conditions de travail. Véritable maillon relationnel entre la direction et les salariés, le CHO répond à deux exigences : les salariés veulent une meilleure qualité de vie professionnelle, et l’entreprise veut améliorer sa productivité. Si pour le moment aucune enquête n’a pu mettre en évidence le rapport entre les deux, de nombreuses entreprises parient pourtant sur le travail de leur CHO pour fidéliser leur main d’œuvre. Dans certains secteurs d’activité où le turn-over est élevé, le levier CHO peut parfois faire la différence.

En France, la tendance reste frileuse mais commence à se faire connaître. Le site L’Optimisme a même lancé un club des Chief Happiness Officiers français en janvier dernier. Le but : organiser des événements où les membres peuvent se rencontrer, échanger sur les bonnes pratiques et participer à des workshops sur les problématiques de leur métier. Parmi la trentaine de membres qui ont participé à la première réunion, on trouvait évidemment des jeunes start-ups (Allo Resto notamment) mais aussi, plus surprenant peut-être, des entreprises plus anciennes comme les laboratoires Boiron. La preuve que ce nouveau modèle séduit de plus en plus.

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